Mamelons douloureux pendant la grossesse

Beaucoup de mères ont les mamelons très sensibles pendant la grossesse, en particulier en début de tétée. Elles peuvent également ressentir des sensations érotiques lorsque le mamelon et l'aréole sont stimulés. C'est normal. Un enfant plus âgé tète plus fort qu'un nouveau-né et différemment. De plus, parfois, ses dents et ses gencives frottent le mamelon et l'aréole, ce qui peut être une source de douleur temporaire. Il peut être utile alors de varier la position d'allaitement de l'enfant.

La sensibilité des mamelons que connaissent beaucoup de mères pendant la grossesse, est différente de celle que l'on peut connaître après l'accouchement, et ne semble pas réagir aux mêmes types de traitement. La sensibilité des mamelons pendant la grossesse a une cause interne : les changements hormonaux. C'est pourquoi la plupart des traitements recommandés pour les mamelons douloureux dans le post-partum, ne sont pas très utiles pour la mère qui allaite pendant la grossesse.

La plupart des mères finissent simplement par s'accommoder de cet inconfort. Les techniques respiratoires apprises dans les cours de préparation à l'accouchement peuvent être utiles. Une mère a été soulagée en prenant des vitamines (consultez votre médecin) et de la levure de bière, et en appliquant une pommade lubrifiante sur les mamelons cinq ou six fois par jour (assurez-vous que la pommade que vous appliquez sur vos mamelons est sans danger pour l'enfant allaité). Veillez à ce que l'enfant prenne correctement l'aréole. Il arrive souvent que des bambins fassent des acrobaties en tétant et cela peut entraîner des douleurs.

En général, on peut arriver à convaincre un bambin de téter plus doucement et/ou pendant moins longtemps. Certains se sentent très valorisés en tant que grand quand on passe avec eux des accords - “ ne pas mordre ” ou “ téter vite ” - pour ne pas faire mal à leur mère.

Ces douleurs des mamelons sont très individuelles. Elles peuvent commencer avant le premier cycle sans règles aussi bien que très tard dans la grossesse. Leur durée est également très variable selon les mères mais, pour la plupart, elles durent presque toute la grossesse et cessent presque immédiatement après l'accouchement.

La baisse de production de lait semble être un des facteurs qui contribuent aux douleurs des mamelons. Si c'est possible, exprimez un peu de lait à la main pour amorcer l'éjection de lait avant que votre enfant ne commence à téter. La baisse de production de lait varie selon les mères, tout comme les douleurs aux mamelons. Alors que certaines notent une baisse très tôt dans la grossesse, d'autres ne la remarquent que tard ou même pas du tout. En moyenne, dans les études qui ont été faites, il semble y avoir une baisse notable au cinquième mois de grossesse.

Les mères trouvent souvent que les douleurs des mamelons disparaissent quand apparaît le colostrum en fin de grossesse. Le colostrum ne s'épuise pas quand un bambin tète. S'il y a un effet quelconque, ce sera de produire une plus grande quantité de colostrum, si bien qu'il y en aura beaucoup pour le nouveau bébé quand il naîtra. Les études, dirigées par le Dr. Alan Walker de Boston au début des années 70, ont démontré l'exactitude de cette hypothèse. On a aussi découvert que le lait mature arrive plus tôt après l'accouchement quand la mère a allaité pendant la grossesse, et que la proportion de colostrum dans son lait est plus élevée plus longtemps dans le post-partum et les premières semaines après la naissance.
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Alopécie, microgreffes et chute de cheveux: traitements actuels

Diagnostic et traitement précoces arrêteront la chute des cheveux grâce à un traitement préventif adapté au cas par cas. Les microgreffes permettront de recouvrir naturellement les zones déjà dégarnies. Ces deux traitements sont souvent complémentaires. Chez l'homme, la durée de vie de certains bulbes capillaires est réduite génétiquement, par raccourcissement de la durée des cycles, sous l’influence conjuguée de l’hormone mâle – la testostérone –et du nombre de récepteurs à cette hormone sur les bulbes pileux. Cette perte de cheveux est appelée alopécie androgénique. Elle mène à une calvitie qui est donc d’origine héréditaire, transmissible de génération en génération.

Par contre, les cheveux de la « couronne hippocratique » (zone allant de la nuque jusqu’aux tempes) présentant moins de récepteurs à la testostérone, seront donc moins soumis à l’action de cette hormone, et présenteront des cycles de longueur normale, les cheveux persistant alors sans problème jusqu’à la fin de la vie. C'est donc dans cette zone que seront prélevés les futurs greffons. Ils pourront être déplacés en conservant leur espérance de vie originelle, car ils conservent leur bagage génétique avec eux.

NB : la femme peut également présenter une alopécie androgénique, mais, de manière diffuse sur l’ensemble du crâne.

Diagnostic de la perte de cheveux

1) Diagnostic différentiel des différentes causes de perte de cheveux

En dehors de la calvitie héréditaire qui est la cause la plus fréquente, une chute de cheveux peut également provenir d’autres causes : naissance d'un enfant, température élevée, infection sévère, opération, maladies de la thyroïde, régimes déséquilibrés et carences en magnésium, calcium, potassium, zinc, fer, certains médicaments et certains traitements anticancéreux, certaines pilules contraceptives, la pelade, la teigne du cuir chevelu, les agressions répétées du cheveu (teintures, décolorations, chignons trop serrés, défrisages et permanentes), le stress (deuil, choc émotionnel, tension psychique intense), la trichotillomanie (tic nerveux d’arrachement de ses propres cheveux)

La plupart de ces affections peuvent être traitées, et beaucoup de cheveux seront sauvés.

2) Diagnostic de la chute

Traitements

1) Médicaux

2) Les microgreffes de cheveux

La première consultation est primordiale. Elle permettra tout d’abord au patient de pouvoir parler à cœur ouvert de son problème et d’expliciter son souhait de résultat. Elle permettra ensuite de prendre connaissance des antécédents du patient, aussi bien médicaux que capillaires (familiaux et personnels). L’examen du cuir chevelu du patient – zones donneuse et receveuse – ainsi que des examens diagnostiques éventuels (trichogramme, etc) permettront alors d’évaluer le potentiel d‘évolutivité de la calvitie, et d’analyser les possibilités de traitement.

A partir de ce moment, sur base de l’ensemble de ces informations, une réelle discussion peut s’établir entre le médecin et son patient, concernant la stratégie de traitement à adopter. Le médecin expliquera le résultat qu’on peut en attendre, ainsi que les avantages, inconvénients, et budget de l’intervention. Cette explication sera claire, complète, et honnête. Elle répondra également aux questions particulières du patient, et devra tenir compte de la spécificité de chacun. Cet entretien permettra de construire une relation de confiance entre le médecin et son patient, condition préalable à tout acte à visée esthétique.

L’intervention, ne nécessitant pas d’hospitalisation, se pratique sous anesthésie locale, éventuellement complétée par un sédatif selon les desiderata de chacun, et dans le plus grand respect des règles de stérilité (autoclave, champ stérile, etc) et de sécurité (check-up préopératoire, oxymètre, etc) Cette intervention, qui requiert une très grande minutie, est réalisée par une équipe spécialement formée à cet effet, et présentant une expérience de plusieurs centaines d’opérations. Cette équipe est constituée d’un médecin spécialisé dans cette technique et de plusieurs assistantes, dont le nombre varie en fonction du nombre d’implants prévus.

Le prélèvement est réalisé à la partie postérieure du crâne, sous forme d’une fine bandelette de cheveux, qui sera ensuite minutieusement découpée en minuscules greffons, de manière à séparer les unités folliculaires les unes des autres, et à les classer par nombre de cheveux présents dans chaque unité. La zone prélevée sera suturée, ne laissant qu’une fine cicatrice, cachée dans les cheveux. La réimplantation des cheveux, un par un, se déroule dans des micro-fentes, c'est-à-dire dans de petites incisions réalisées à la surface du cuir chevelu à l'aide d’un microbistouri de +/- 1 mm. Ces fentes sont effectuées selon une distribution et un angle reproduisant exactement l’implantation d’origine. En outre, vu qu’il s’agit de micro-incisions réalisées à la surface de la peau, l'irrigation sanguine est parfaitement préservée, ce qui permet un taux de survie optimal des microgreffes, et donc, une densité maximum de cheveux au centimètre carré. Bien évidemment, cette densité ne peut être obtenue que par une équipe très entraînée à cette technique.

Pour une intervention respectant les limites de sécurité indispensables à toute intervention à visée esthétique, il est implanté en moyenne entre 1.000 et 1.500 greffons en une séance, c’est à dire entre 3.000 et 7.500 cheveux, mais il est possible de monter jusque 5.000 greffons dans certains cas! Vu la précision de l'implantation, il est même possible de rajouter des cheveux au sein de zones encore chevelues. Selon la surface à couvrir ou la densité capillaire désirée, l'opération peut être répétée, soit rapidement, soit à plus long terme. Grâce à l’effet optique obtenu, il est possible de couvrir des calvities beaucoup plus importantes qu’avant, en optimisant au maximum le capital cheveux du patient, cet effet persistant la vie entière !

Ces dernières années, cette technique a présenté un énorme essor. Et il s'agit de nos propres cheveux, donnant lieu à une vraie chevelure, que l'on pourra coiffer et couper comme nos cheveux initiaux ! Combien de microgreffes et de séances faut-il prévoir ? Tout dépend de l'étendue de la calvitie; en moyenne :
La recette idéale est donc
NB : Petites définitions:
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Que penser des régimes amaigrissants?

Des privations alimentaires répétées font grossir

Ce qui est VRAI : faire des régimes carencés fera regrossir dans un second temps

Des périodes durant lesquelles l'apport en protéines et en vitamines est insuffisant aboutissent, si elles sont répétées, à une perte de muscles. Cette fonte tissulaire se traduit certes par une perte de poids visible sur la balance, mais aussi par une baisse du métabolisme : moins de muscles signifie moins de besoins en énergie de l'organisme. Au fur et à mesure que le métabolisme de base diminue, la perte de poids ralentit. La baisse de consommation d'énergie de cette sorte de chaudière interne qu'est le métabolisme des cellules conduit aussi à limiter les dépenses physiques, ce qui contribue encore davantage à freiner la perte de poids.

Comme parallèlement on se sent de plus en plus fatigué, sans force, vient un moment où on ne peut plus maintenir ses efforts d'amaigrissement : on se remet à manger comme auparavant, voire nettement plus qu'avant son régime, et on reprend ses kilos. Il est fréquent qu'on reprenne davantage de poids qu'on en a perdu, du fait d'un métabolisme abaissé. En définitive, si on fait le bilan de l'opération, tout cela aura conduit à échanger du muscle contre de la graisse, donc à être encore plus obèse...

Ce qui est VRAI : faire des régimes sévères fera regrossir dans un second temps

L'idée de maigrir en deux phases, une de régime sévère, suivie par une autre dans laquelle on réintroduirait progressivement les aliments qu'on aime, s’avère souvent un échec. Maigrir n'est pas une course, ou alors si c'en est une, c'est un marathon. L'important n'est pas d'aller vite, mais de durer.

Ce qui est VRAI : faire des régimes interdictifs fera regrossir dans un second temps

Lorsqu'on s'est longtemps privé des aliments qu'on aime, quand on y retouche, on perd fréquemment le contrôle et on mange en excès. La solution ? Il s'agit, DÈS LE DÉPART, de mettre en place une façon satisfaisante de se nourrir, de maigrir en mangeant les aliments qu'on aime (les pommes de terre frites, le fromage, les gâteaux et biscuits...) mais en quantité moindre. Quand on aura atteint un poids satisfaisant, on poursuivra la même stratégie.

Ce qui est FAUX : une fois qu'on aura minci, on pourra passer à la phase de stabilisation et remanger les bonnes choses qu'on avait supprimé lors de la période de sevrage

Certains croient que maigrir n'est qu'un mauvais moment à passer. Dans cette perspective, ils entament un régime sévère, conçu comme une phase de sevrage, de désintoxication qui leur permettra de rompre avec les anciennes habitudes. Ils se trompent : on ne peut pas vivre toute sa vie comme si les aliments qu'on aime le plus avaient cessé d'exister. Et, après s'en être privé, dès qu'on y touche, on en mange en excès, souvent de façon compulsive. C'est pourquoi la "phase de stabilisation", durant laquelle on conseille habituellement de réintroduire les aliments précédemment interdits dans la "phase d'amaigrissement" est un mythe.

En quoi consiste un régime ?

Les régimes amaigrissants sont devenus la manière institutionnelle de s'imposer une restriction cognitive

Tout d'abord, qu'entend-on par « régime » ? Quand un médecin prescrit une diète, il édicte un certain nombre de règles qui aboutissent à limiter ou exclure certains aliments, ou bien qui en recommandent d'autres qu'il faudra consommer de façon exclusive ou en plus grande quantité. On distingue par exemple des régimes sans sel, des régimes lactés, des diètes végétales, des diètes hydriques, etc. Dans le cas d'un régime amaigrissant, certains aliments ou groupes d'aliments deviennent prohibés, tandis que d'autres deviennent plus ou moins obligatoires. En définitive, faire un régime consiste à cesser d'obéir à ses penchants, ne pas manger ce vers quoi nous porte spontanément notre appétit, nos goûts, avoir au contraire une alimentation raisonnée.

La restriction cognitive consiste à nier les sensations de faim et de rassasiement de son organisme

La restriction cognitive consiste à manger sans tenir compte des informations que nous fournit notre organisme par le moyen des sensations de faim et de satiété. On mange selon des plans préétablis, dans des quantités préétablies. Ainsi que l’ont montré les travaux de J. Polivy et Herman à partir des années 1975, on ne mange donc plus par faim et on ne s’arrête pas de manger parce qu’on est rassasié, mais on se fie à ses croyances concernant les aliments mangés, le côté plus ou moins "grossissant" qu’on leur prête. On ne fait donc plus confiance à son corps et à ses systèmes de régulation. Comme on mange moins afin de maigrir, la faim et l’appétence pour les aliments riches en calories s’en trouve exacerbée, ce qui oblige à une lutte permanente contre ses désirs alimentaires, ce vers quoi nous porte nos goûts.

On se force à manger moins… jusqu'à ce qu'on perde le contrôle et qu'on mange plus !

On assiste à la mise en place d'un système de contre-régulation: une personne en restriction cognitive mangera moins qu'une autre après avoir mangé une petite quantité d'aliment "grossissant" ; mais si elle dépasse un certain seuil de consommation de cet aliment, elle abandonne alors ses efforts de restriction et mange nettement plus qu'une autre personne dans les mêmes circonstances. C'est ce qu'on appelle l'effet de transgression de l'interdit (Abstinence Violation Effect) : une personne qui s'hypercontrôle sur le plan alimentaire bascule dans la perte de contrôle et consomme alors sans limite ce qu'elle s'interdisait auparavant.

On instaure des tabous alimentaires

Il est de tradition dans la quasi-totalité des régimes, de diaboliser certains aliments dits "grossissants", et d'idéaliser certains autres, qui sont censés faire maigrir ou en tout cas ne pas faire grossir. La tendance aujourd'hui est de s'en prendre aux aliments gras, alors qu'il y a une vingtaine d'année, on interdisait plutôt les aliments sucrés. Mais le tabou institué sur certains aliments ne fait que les rendre plus attirants. L'institution de tabous alimentaires favorise la perte de contrôle : dès lors qu'on aura consommé une petite quantité d'aliment tabou et qu'on aura transgressé l'interdit qu'on s'était fixé, on mangera sans limite. La règle du "tout ou rien" gouverne l'alimentation.

Restriction et perte de contrôle : deux états de conscience fondamentalement opposés

Faire barrage à ses désirs alimentaires oblige à étouffer ses émotions et sensations, ses pensées personnelles, qui risqueraient de nous détourner de notre effort. Cette coupure avec son monde intérieur va de pair avec un centrage de l'attention sur le monde extérieur et les autres. La restriction s'accompagne donc d'un état d'hypervigilance mobilisateur, qu'il n'est pas possible de maintenir en permanence. Les moments de perte de contrôle servent de soupape et permettent de renouer avec un monde de sensations et de plaisirs corporels. La consommation des aliments interdits est vécue comme un moment de folie dont on n'est pas véritablement responsable, une parenthèse dans une alimentation par ailleurs sous contrôle. L’état mental “incontrôlé” est autant soi que l’état “hypercontrôlé”. Il s’agit en fait du côté pile et du côté face de la même médaille.
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.gros.org)